
eseroman
rock/punk jazz - Osaka, Japon
fujiseki, guitariste et chanteur d'eseroman, répond à nos questions.
Pouvez-vous présenter le groupe et ses membres ?
fujiseki : eseroman est constitué de quatre membres : Junkichi et moi-même sommes les chanteurs du groupe, et respectivement batteur et guitariste, puis il y a Asakichi à la basse et NONANN à la trompette. Le groupe s'est formé en 2002 à Osaka.
Que signifie ce nom, eseroman ?
fujiseki : Je pense quil est plutôt difficile dexpliquer la signification de ce mot à des étrangers. En français, "ese" pourrait être traduit par "faux", "feint", "contrefaçon", ou bien encore "imitation". Mais nous nutilisons pas ce terme de manière péjorative. "Roman" fait référence aux bonnes vieilles atmosphères japonaises, à une espèce de sensation positive, en apesanteur. Nous avons également pris en compte la forme et lagencement des caractères chinois formant le mot, à des fins esthétiques. En bref, "eseroman" na pas de signification véritablement profonde.
Dans quelles conditions vous êtes-vous lancés dans la musique et comment avez-vous créé le groupe ?
fujiseki : À lorigine Junkichi et notre ancien bassiste faisaient partie dun copy-band de Ruins. À mesure que les membres du groupe changeaient, nous nous sommes petit à petit mis à composer nos propres morceaux.
Votre musique peut être entendue comme une fusion de multiples influences : rock, pop, punk, reggae, jazz Comment définiriez-vous votre son ?
fujiseki : Nous ne cherchons pas à nous inscrire dans un genre bien défini. Je pense que nous sommes juste la synthèse des différentes influences que chacun de nous peut avoir. Nous faisons également tous partie dautres groupes, que ce soit de hardcore ou de soft rock, ce qui se répercute également sur la musique deseroman.
Vous étiez donc à lorigine un copy-band de Ruins. Nous pouvons toujours remarquer chez vous une certaine influence zeuhl. À la base quels en sont les éléments qui vous ont intéressé ?
fujiseki : Ce sont les mélodies, et particulièrement la structure des morceaux que nous apprécions chez des groupes tels que Magma. Je pense également quil y a quelque chose dunique au zeuhl, dans la manière dont les différents instruments utilisés sont assemblés. Jécoutais tout particulièrement Ruins quand jétais étudiant, et je suis dailleurs allé voir le groupe un nombre incalculable de fois en concert.
Selon linterview que vous avez donnée au magazine japonais Jungle Life en automne dernier, vous vous intéressez beaucoup aux films dhorreur et de série B, dont vous vous inspirez grandement pour écrire les paroles de vos morceaux. Quels sont les films qui vous ont fait le plus deffet ?
fujiseki : Celui que je préfère est Zombie de George A. Romero. Sinon jaime beaucoup Braindead et Bad Taste de Peter Jackson, Evil Dead de Sam Raimi, Starship Troopers de Paul Verhoeven. La liste nest bien entendue pas exhaustive.
Hormis le cinéma, doù puisez-vous votre inspiration ?
fujiseki : Assurément, des concerts auxquels nous allons, ou des CD que nous écoutons.
Lalbum elenpywo est sorti en juin. Que pouvez-vous nous dire à son sujet ?
fujiseki : Suite au départ de lun de nos membres, guitariste et chanteur, nous nous sommes consacrés pendant toute une année à la composition de nouveaux morceaux, sans faire de concerts. Puis nous avons eu lopportunité de sortir lalbum sous le label gyuune cassette. Je nirai pas jusquà dire quelenpywo est typé rock progressif, mais nous avons fait le maximum pour mettre en avant un certain groove, une certaine agitation, sans que les changements rythmiques ne soient trop brutaux. La bêtise et la rigolade transparaissent également à travers les différents titres de lalbum. Cela vient sûrement de notre intérêt pour lhorreur et la science-fiction.
Pouvez-vous également nous parler de votre premier album ? Actuellement peu dinformations circulent à son sujet.
fujiseki : Cest un disque que nous avions auto-produit, à lépoque où notre ancien guitariste et chanteur était encore là. Du coup, lalbum sonne de manière complètement différente de ce que nous faisons actuellement. Nous avions alors insisté pour avoir un certain côté cheap. Quand jécoute ce disque maintenant, je me dis quil est vraiment insignifiant (rires). Je nen suis pas trop satisfait.
Le clip de Giga Taishou a été réalisé par Moriro Miyamoto. Comment lavez-vous rencontré et comment cette idée de faire un montage de plusieurs plans extraits de western est-elle née ?
fujiseki : Cest le label qui nous a mis en contact avec Moriro. Lidée de ce montage vient de lui. Il a réalisé la vidéo à partir de centaines de films libres de droit, quil a visionnés et édités seul. Ça a été un travail titanesque. Nous pouvons vraiment lui être reconnaissants, ce clip est génial !
Est-il question de tourner dautres clips promotionnels dans le futur ? Si tout était possible, dans quel genre de vidéo aimeriez-vous paraître ?
fujiseki : Il ny a rien de tel de prévu pour le moment. Mais si nous devions à nouveau tourner un clip, nous en ferions bien entendu un orienté horreur ou science-fiction !
La scène underground dOsaka est vraiment très créative et dynamique. Pensez-vous que cette effervescence particulière vous est bénéfique ?
fujiseki : Cela fait maintenant presque huit ans que nous jouons à Osaka, alors bien sûr que linfluence de cette ville sur nous est immense. Il y a beaucoup de types intéressants de la même génération que la nôtre.
Quels sont les groupes dOsaka que vous aimez particulièrement ?
fujiseki : Il y en a tellement que cest difficile de tous les nommer, mais nous admirons particulièrement des groupes comme Djamra ou motor humming, qui sont là depuis que nous avons formé eseroman. À ce propos, Djamra est distribué par le label français Musea. Sinon il y a également Oshiripenpenz et Outdoor Homeless, que nous aimons depuis longtemps et avec qui nous nous entendons bien. Il y a aussi Yasushi Yoshida que nous adorons. Il ne fait plus de musique maintenant, mais il faisait partie de SUSPIRIA ou encore de SPASMOM.
Parlez-nous un peu de vos live. Vous rappelez-vous par exemple de vos premiers concerts ?
fujiseki : Je ne m'en souviens pas vraiment. Récemment nous avons joué à Fukuoka et cétait super. Le public était chaud et sincère, un peu comme à Osaka.
Merci beaucoup pour nous avoir accordé un peu de votre temps. Pouvez-vous pour finir adresser quelques mots aux personnes qui vont acheter votre album en France ?
fujiseki : Je ne pensais absolument pas que lon aurait pu un jour être vendu en France. Jaimerais beaucoup jouer en France un de ces jours. Que lun dentre vous nous y invite sil vous plaît !
Décembre 2009
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Pouvez-vous présenter le groupe et ses membres ?
fujiseki : eseroman est constitué de quatre membres : Junkichi et moi-même sommes les chanteurs du groupe, et respectivement batteur et guitariste, puis il y a Asakichi à la basse et NONANN à la trompette. Le groupe s'est formé en 2002 à Osaka.
Que signifie ce nom, eseroman ?
fujiseki : Je pense quil est plutôt difficile dexpliquer la signification de ce mot à des étrangers. En français, "ese" pourrait être traduit par "faux", "feint", "contrefaçon", ou bien encore "imitation". Mais nous nutilisons pas ce terme de manière péjorative. "Roman" fait référence aux bonnes vieilles atmosphères japonaises, à une espèce de sensation positive, en apesanteur. Nous avons également pris en compte la forme et lagencement des caractères chinois formant le mot, à des fins esthétiques. En bref, "eseroman" na pas de signification véritablement profonde.
Dans quelles conditions vous êtes-vous lancés dans la musique et comment avez-vous créé le groupe ?
fujiseki : À lorigine Junkichi et notre ancien bassiste faisaient partie dun copy-band de Ruins. À mesure que les membres du groupe changeaient, nous nous sommes petit à petit mis à composer nos propres morceaux.
Votre musique peut être entendue comme une fusion de multiples influences : rock, pop, punk, reggae, jazz Comment définiriez-vous votre son ?
fujiseki : Nous ne cherchons pas à nous inscrire dans un genre bien défini. Je pense que nous sommes juste la synthèse des différentes influences que chacun de nous peut avoir. Nous faisons également tous partie dautres groupes, que ce soit de hardcore ou de soft rock, ce qui se répercute également sur la musique deseroman.
Vous étiez donc à lorigine un copy-band de Ruins. Nous pouvons toujours remarquer chez vous une certaine influence zeuhl. À la base quels en sont les éléments qui vous ont intéressé ?
fujiseki : Ce sont les mélodies, et particulièrement la structure des morceaux que nous apprécions chez des groupes tels que Magma. Je pense également quil y a quelque chose dunique au zeuhl, dans la manière dont les différents instruments utilisés sont assemblés. Jécoutais tout particulièrement Ruins quand jétais étudiant, et je suis dailleurs allé voir le groupe un nombre incalculable de fois en concert.
Selon linterview que vous avez donnée au magazine japonais Jungle Life en automne dernier, vous vous intéressez beaucoup aux films dhorreur et de série B, dont vous vous inspirez grandement pour écrire les paroles de vos morceaux. Quels sont les films qui vous ont fait le plus deffet ?
fujiseki : Celui que je préfère est Zombie de George A. Romero. Sinon jaime beaucoup Braindead et Bad Taste de Peter Jackson, Evil Dead de Sam Raimi, Starship Troopers de Paul Verhoeven. La liste nest bien entendue pas exhaustive.
Hormis le cinéma, doù puisez-vous votre inspiration ?
fujiseki : Assurément, des concerts auxquels nous allons, ou des CD que nous écoutons.
Lalbum elenpywo est sorti en juin. Que pouvez-vous nous dire à son sujet ?
fujiseki : Suite au départ de lun de nos membres, guitariste et chanteur, nous nous sommes consacrés pendant toute une année à la composition de nouveaux morceaux, sans faire de concerts. Puis nous avons eu lopportunité de sortir lalbum sous le label gyuune cassette. Je nirai pas jusquà dire quelenpywo est typé rock progressif, mais nous avons fait le maximum pour mettre en avant un certain groove, une certaine agitation, sans que les changements rythmiques ne soient trop brutaux. La bêtise et la rigolade transparaissent également à travers les différents titres de lalbum. Cela vient sûrement de notre intérêt pour lhorreur et la science-fiction.
Pouvez-vous également nous parler de votre premier album ? Actuellement peu dinformations circulent à son sujet.
fujiseki : Cest un disque que nous avions auto-produit, à lépoque où notre ancien guitariste et chanteur était encore là. Du coup, lalbum sonne de manière complètement différente de ce que nous faisons actuellement. Nous avions alors insisté pour avoir un certain côté cheap. Quand jécoute ce disque maintenant, je me dis quil est vraiment insignifiant (rires). Je nen suis pas trop satisfait.
Le clip de Giga Taishou a été réalisé par Moriro Miyamoto. Comment lavez-vous rencontré et comment cette idée de faire un montage de plusieurs plans extraits de western est-elle née ?
fujiseki : Cest le label qui nous a mis en contact avec Moriro. Lidée de ce montage vient de lui. Il a réalisé la vidéo à partir de centaines de films libres de droit, quil a visionnés et édités seul. Ça a été un travail titanesque. Nous pouvons vraiment lui être reconnaissants, ce clip est génial !
Est-il question de tourner dautres clips promotionnels dans le futur ? Si tout était possible, dans quel genre de vidéo aimeriez-vous paraître ?
fujiseki : Il ny a rien de tel de prévu pour le moment. Mais si nous devions à nouveau tourner un clip, nous en ferions bien entendu un orienté horreur ou science-fiction !
La scène underground dOsaka est vraiment très créative et dynamique. Pensez-vous que cette effervescence particulière vous est bénéfique ?
fujiseki : Cela fait maintenant presque huit ans que nous jouons à Osaka, alors bien sûr que linfluence de cette ville sur nous est immense. Il y a beaucoup de types intéressants de la même génération que la nôtre.
Quels sont les groupes dOsaka que vous aimez particulièrement ?
fujiseki : Il y en a tellement que cest difficile de tous les nommer, mais nous admirons particulièrement des groupes comme Djamra ou motor humming, qui sont là depuis que nous avons formé eseroman. À ce propos, Djamra est distribué par le label français Musea. Sinon il y a également Oshiripenpenz et Outdoor Homeless, que nous aimons depuis longtemps et avec qui nous nous entendons bien. Il y a aussi Yasushi Yoshida que nous adorons. Il ne fait plus de musique maintenant, mais il faisait partie de SUSPIRIA ou encore de SPASMOM.
Parlez-nous un peu de vos live. Vous rappelez-vous par exemple de vos premiers concerts ?
fujiseki : Je ne m'en souviens pas vraiment. Récemment nous avons joué à Fukuoka et cétait super. Le public était chaud et sincère, un peu comme à Osaka.
Merci beaucoup pour nous avoir accordé un peu de votre temps. Pouvez-vous pour finir adresser quelques mots aux personnes qui vont acheter votre album en France ?
fujiseki : Je ne pensais absolument pas que lon aurait pu un jour être vendu en France. Jaimerais beaucoup jouer en France un de ces jours. Que lun dentre vous nous y invite sil vous plaît !
Décembre 2009
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